Guerre urbaine le 14 avril à Montpellier

C'est sous le feu des canons à flashball, les yeux en pleurs, presque étouffé par des nuages de gazs lacrymogènes (un composé chimique (!)) que je me suis rendu à la manifestation du 14 avril de Montpellier.

Alors oui, il y avait des casseurs, des activistes violents et le reste des participants n'étaient pas tous des anges. C’est pourquoi nous devons nous désolidariser des personnes violentes qui ne font que desservir notre cause, même si la violence est l’unique réponse de l’Etat.

Car en échange de quelques vitrines brisés, de plusieurs tags apposés, d'un abris de bus démantelé et d'affiches publicitaires déchirées, nous, les manifestants, avons risqués nos vies dans des nuages de gazs et subit des vagues de haine effrayantes par des CRS décidés à en découdre dans une guerre rangée et bien malheureusement inéquitable.

A titre personnel, je me suis rendu à cette manifestation dans le cadre de la convergence des luttes, car je voulais apporter mon soutien au mouvement étudiant que je regarde de loin, guettant les moindres signes de la révolution qui approche.

Néanmoins, le constat est sans appel : l'ancien capitalisme, autrefois synonyme de liberté, est devenu depuis plus de 15 ans un Néolibéralisme autoritaire et violent.

C’est triste car notre génération, la génération perdu payant les fautes de ses ancêtres, n’aura connu que dénigrement, violence, répression et haine.

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